mardi 24 janvier 2017

IRONMAN 70.3 Vichy & IRONMAN Vichy : vive les bénévoles !

Depuis hier je lis ça et là beaucoup de CR de triathlètes qui ont terminé Vichy.

C'est vrai que j'ai eu le temps puisque pour moi cela s'est terminé un peu brutalement , c'est ce qui arrive quand on ne prévoit pas tous les cas de figure sur une course comme celle-là...

Pas encore de CR pour moi mais finalement ce que vous allez lire dans ces quelques lignes tiendra lieu de CR.

Et dans tous ces CR , bizarrement on ne parle pas ou peu (sauf erreur de ma part) des bénévoles...!

Pourtant ils étaient bien là je vous assure

C'est pour ça , que je voulais vous parler de ces femmes et ces hommes qui ont choisi de consacrer deux journées entières à notre bon plaisir en commençant par évoquer mon début de course et vous dire pourquoi , certains en ont été étonnés , j'avais encore la banane même après avoir foiré un dossard comme celui-là !

Cette course depuis mes débuts en triathlon en 2009, j'en ai rêvé, je l'ai magnifiée , crainte, adulée plus que de raison et quand l'occasion s'est présentée , je n'ai pas hésité une seconde.

Dimanche matin , j'ai compris que le plaisir ne viendrait pas nécessairement de la manière dont se terminerait la journée mais plutôt comment elle se déroulerait et pour cela je n'ai pas été déçu.

07 H 30 je suis le dernier non plutôt l'avant dernier à sauter dans l'Allier , le dernier étant occupé à démarrer son chrono.

La veille j'ai eu 10 fois le temps de stresser pour savoir quoi mettre dans chacun des sacs , comment coller mon Numéro sur le bras et le mollet et équiper le vélo avec tout ce dont j'aurais besoin.

Surtout ne rien oublier (la chaine c'est BALO...)

Je saute donc et trouve l'eau à mon goût , combinaison ou pas de toute façon comme le disait le coach j'ai les pieds en porte manteaux et plutôt que m'épuiser à trouver un rythme que je n'ai pas en crawl , je brasse, je brasse, toujours et encore.

Ce n'est pas conventionnel , ça ne fait pas vraiment triathlète mais au point ou j'en suis , j'avance et moi au moins je regarde droit devant moi et je sais ou je vais. 
J'en remonte pas mal et surtout je ne suis pas le seul à avoir opté pour une nage inhabituelle pour le triathlon, ça casse un peu les clichés et ce n'est pas plus mal !

Le premier tour se passe bien et je repars sur le deuxième, le genou gauche couine un peu mais ce n'est pas le moment de couiner , ni moi, ni mon genou.

Le deuxième se termine enfin et j'en suis soulagé.

La transition est longue comme d'habitude, un bon quart d'heure mais c'est mon habitude. Je prépare le vélo, bois un coup et prend la direction du début du parcours.

Le parcours de 90 Km pour le vélo nécessite un nombre incroyable de bénévoles : pour certains croisements de routes , certains endroits stratégiques et pour les ravitaillements.





Ce ne sont pas moins de 15 à 20 bénévoles dans les villages qui accueillent les ravitaillements du parcours vélo. De tout âge, hommes ou femmes , ils ne sont là que pour une chose : nous donner de quoi nous faire la cerise.

Comme beaucoup de triathlètes sont là pour la performance , la compétition, la montre et le Sub moins quelques chose , ils ne voient du bénévole qu'une main ou au mieux un bras , une voix qui leur susurre la marchandise qu'il tient.

Je m'étais promis de ne pas me limiter à ces relations là.

Alors au croisement je remercie le ou les bénévole(s) présent(s) qui se retrouvent tout surpris de ce gars avec son vélo à sacoche frontale qui lui dit bonjour et le remercie d'être là et lui souhaite bon courage !

Et eux en retour font de même avec un très grand sourire !

Et je vais le reproduire quasiment à chaque bénévole rencontré avec un petit truc en plus pour le ravitaillement (les deux dont j'ai pu bénéficier) : je m'arrête , pose le vélo et déguste à chaque fois une bonne gorgée d'eau et deux morceaux de banane et en profite pour discuter avec les bénévoles qui n'en reviennent pas de ce gars qui prend le temps.





Jusqu'à ce que cette satanée chaîne me lâche qui n'est rien d'autre que le résultat du traitement que je lui ai infligé sur le début du parcours à l'occasion de la première côte qui m'a surprise et fait passer les vitesses un peu brutalement.

Le bruit de la chaîne va m'accompagner jusqu'à ce qu'elle lâche dans un silence étourdissant cette fois.

Je pose lé vélo et comprend que cette fois c'est bien fini.

Je pense à ma femme qui va voir s'arrêter mon parcours sur le site de l'Ironman et se poser beaucoup de questions sur les raisons de cette arrêt (bon il faut reconnaître que ça n'allait pas très vite avant...).

Je vais attendre quelques minutes avant de bénéficier de la voiture balai et de son conducteur qui va passer le reste du trajet à me raconter de nombreuses anecdotes sur la course et la région.

Une bonne heure et demie encore avant d'arriver mais je ne l'ai pas vu passer.

Des regrets bien sûr mais avec une préparation qui n'en est pas une, des contraintes fortes pour parvenir à un résultat de finisher je m'estime déjà chanceux d'avoir pu sauter dans l'Allier...

Ce soir j'ai une furieuse envie d'achever ce que j'ai commencé et de refaire ma tournée des bénévoles !






1 commentaire:

  1. Merci pour ce récit, sympa ! Comme on dit, ça ira mieux la prochaine fois !!!

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