mardi 5 avril 2016

Sous le soleil...

Ca ne devrait pas être long...

Pour une fois les sensations sont à peu près bonnes. 
Mon dernier entraînement est celui de la piste le 21/03  et depuis rien. 

Je n'aurai même pas besoin de piétiner au Salon du Running puisque c'est Baptiste qui ira me le cherche, merci^^ :sm42; 

Je suis relativement serein, le temps est encore frais voire même très frais la veille de la course mais le beau temps est annoncé pour le lendemain. 

Levé 05 H 00 sans aucunes difficultés après une bonne nuit de sommeil qui va s'avérer essentielle mais insuffisante...

Je rejoins le SAS de 03 H 45 en espérant m'accrocher au rythme de 5,27 mn au Km.

Le soleil diffuse ses rayons et la douceur de l'air nous laisse imaginer que les prévisions météos vont être fiables pour une fois. 

Les 10 premiers kilomètres se font bien et pourtant je sens que ça ne va pas durer. 

Vincennes , prochaine étape qui m'a déjà vu imploser en 2015 comprend que je ne vais pas tarder à remettre le couvert mais un peu plus tard et un peu plus loin. 

Pas besoin d'atteindre le semi dans le 12 ième arrondissement pour comprendre que ça va devenir de plus en plus compliqué. 

Je prends les trottoirs pour ne pas gêner les autres coureurs, en plus de ne pas être dans le coup , je me sens hors course. 

Plus de jus et rien pour inverser la tendance. 

Pas assez d'entraînements ça je le sais bien mais La Rochelle a pourtant bien fonctionné 3 mois auparavant, alors QUOI ? 

La fatigue sûrement  , la tête ailleurs aussi , bref un parcours qui va se terminer au même endroit que l'année dernière. 

C'est le KM 30 qui va sceller le sort de MA course. 

On met le clignotant et on sort en toute discrétion.

Je suis cuit malgré la casquette , les lunettes , l'épongeage , la casquette rempli d'eau que je fait s'abattre sur ma tête pour refroidir le moteur (n'est ce pas coach ?). 

Rien n'y fait je passe les quais comme dans un cauchemar, je marche , je trottine, je me sens oppressé par ce public que j'avais trouvé inexistant en 2008 mais qui depuis deux ou trois ans est positionné comme dans un col du Tour de France , oppressant , omniprésent. 

Bref je ne suis pas porté , on hurle mon prénom et je réagis à peine comme si je ne méritais pas ces encouragements. 

Je n'oublie pas que mon rein unique et mon corps tout entier n'aimeront pas que je poursuive le voyage. 

Je n'ai pas traversé tout ça pour flinguer ma santé sur une course même si c'est un marathon. 
Moi qui n'ai jamais eu de douleurs lancinantes pendant un marathon, j'ai mal derrière le mollet droit et sous le pied. 
Tout mon corps me dit stop , je n'irai pas plus loin que cette arche formé par le pont qui relie Bir Hakeim et Passy. 

30 Km au compteur et 03 H 15 de course. 

Aujourd'hui je suis obéissant. 

J'avais prévu de retrouver ma femme au 30 ième , elle est là et elle me sourit. 
Plus rien d'autre ne compte. 

(ok c'est un peu loin quand même...)

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